bien manger

Bien manger… mais s’épuiser : quand « bien faire » devient un stress pour le corps

Vous mangez équilibré.
Vous faites attention à la qualité des aliments, vous lisez les étiquettes, vous essayez de respecter les recommandations santé.
Et pourtant… vous êtes fatiguée, tendue, parfois perdue face à votre alimentation.

Si cette situation vous parle, vous n’êtes pas seule.
De nombreuses femmes que j’accompagne mangent « sainement » sur le papier, mais se sentent épuisées, frustrées ou en décalage avec leur corps.

Et si le problème n’était pas ce que vous mangez, mais la relation que vous entretenez avec votre alimentation ?

Article publié le 06/01/2026, rédigé par Cécile Spiteri

Nutritionniste à Genève  |  Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques  |  prise de rendez-vous en ligne  |  consultation en ligne & en cabinet

Quand bien manger devient
une pression permanente

Aujourd’hui, les messages autour de l’alimentation sont omniprésents : manger équilibré, éviter certains aliments, respecter des règles, faire « les bons choix ».

Pour beaucoup de femmes, ces messages se transforment progressivement en pression quotidienne : peur de mal faire, culpabilité lors des écarts, impression de devoir toujours contrôler.

Ce contrôle permanent, même s’il part d’une intention positive, peut devenir un facteur de stress chronique. Or, le corps — et en particulier le système hormonal — est extrêmement sensible au stress, même lorsqu’il est silencieux.

Le corps ne distingue pas le stress «mental» du stress «physiologique»

D’un point de vue biologique, le corps ne fait pas la différence entre :

Tous ces facteurs activent des mécanismes de vigilance interne, notamment via le système nerveux et les hormones du stress.

Résultat possible :

Manger sainement tout en étant constamment en tension peut donc devenir contre-productif.

Les femmes sont particulièrement concernées

Les femmes sont souvent très investies dans leur santé : elles se renseignent, elles essaient d’anticiper, elles veulent « bien faire ».

Mais le corps féminin fonctionne selon des rythmes cycliques et adaptatifs, sensibles :

Lorsque l’alimentation devient rigide ou source d’anxiété, ces rythmes naturels peuvent être perturbés.

Ce n’est pas une question de faiblesse, mais de physiologie.

mes clientes me disent :

« Je mange bien, mais je ne me sens jamais vraiment rassasiée. »
« J’ai l’impression de penser à la nourriture toute la journée. »
« Je fais attention, mais je suis épuisée. »

Quand l’alimentation perd sa fonction première

À l’origine, manger sert à : nourrir le corps, apporter de l’énergie, soutenir la vie.

Mais lorsque l’alimentation devient : un outil de contrôle, une source d’angoisse, un terrain de perfectionnisme… elle peut perdre sa fonction nourricière, au sens large.

Le piège du « je fais tout juste, donc je ne comprends pas »

L’un des vécus les plus fréquents est celui-ci : faire beaucoup d’efforts sans ressentir les bénéfices attendus.

Cela peut créer : incompréhension, découragement, perte de confiance dans son corps, tentation d’en faire encore plus… ou d’abandonner complètement.

Or, le corps n’a pas besoin de plus de contrôle, mais souvent de plus de sécurité : sécurité alimentaire, sécurité émotionnelle, régularité, souplesse.

Retrouver une relation plus apaisée avec l’alimentation

Apaiser la relation à l’alimentation ne signifie pas :

  • manger n’importe comment,
  • lâcher toute structure,
  • ignorer les besoins physiologiques.

Il s’agit plutôt de changer de posture :

  • passer du contrôle à l’écoute,
  • de la rigidité à l’ajustement,
  • de la culpabilité à la compréhension.

Cela demande parfois de désapprendre certaines croyances :

  • «si je relâche, je vais perdre le contrôle»,
  • «écouter mon corps n’est pas fiable»,
  • «je dois toujours faire attention».

« écouter son corps » ne veut pas dire se fier uniquement à l’instant présent, mais reconstruire progressivement une relation de confiance : 

La souplesse comme levier d’équilibre

La souplesse alimentaire n’est pas l’ennemie de la santé.
Au contraire, elle permet souvent :

  • une meilleure digestion,
  • moins de stress,
  • une relation plus stable à l’alimentation,
  • une meilleure régulation hormonale à long terme.

Cela ne se fait pas en un jour, et surtout pas de la même manière pour chaque femme.

Il n’existe pas une seule bonne façon de manger :

  • une alimentation parfaite,
  • un modèle universel,
  • une règle valable pour toutes.

Il existe votre corps, votre histoire, votre rythme, vos contraintes, vos besoins du moment.

C’est pourquoi une approche personnalisée, respectueuse et évolutive est souvent bien plus efficace qu’une succession de règles strictes.

Et si vous n’aviez pas à faire ce chemin seule ?

Si vous ressentez que votre alimentation est devenue une source de stress, de fatigue ou de confusion, un accompagnement personnalisé peut vous aider à :

  • retrouver de la clarté,
  • apaiser votre relation à la nourriture,
  • soutenir votre équilibre hormonal,
  • avancer sans pression ni culpabilité.

Mon approche repose sur l’écoute, la compréhension et l’individualisation, afin de vous aider à construire une alimentation qui vous soutient réellement, dans la durée.