Hashimoto : l’alimentation peut apaiser l’inflammation

Hashimoto : l’alimentation comme levier pour apaiser l’inflammation. La maladie de Hashimoto est la cause la plus fréquente d’hypothyroïdie dans les pays occidentaux.Il s’agit d’une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque progressivement la glande thyroïde. Cette attaque entraîne une inflammation chronique du tissu thyroïdien qui peut, au fil du temps, perturber la production des hormones thyroïdiennes. Le traitement médical permet généralement de compenser la baisse hormonale lorsque l’hypothyroïdie s’installe.Cependant, de nombreuses personnes continuent à ressentir certains symptômes comme une fatigue persistante, un brouillard mental, une prise de poids, une sensibilité au froid, des troubles digestifs. Dans ce contexte, l’alimentation et l’hygiène de vie peuvent constituer des leviers intéressants pour soutenir l’équilibre immunitaire et apaiser l’inflammation. Article publié le 21/03/2026, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Ici on va parler de la maladie de hashimoto et l’alimentation pour réduire l’inflammation Comprendre le role de… l’inflammation dans la maladie de Hashimoto La maladie de Hashimoto est caractérisée par une réaction auto-immune dirigée contre la thyroïde. Le système immunitaire produit des anticorps — notamment les anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline — qui attaquent progressivement les cellules thyroïdiennes. Ce processus s’accompagne d’une inflammation chronique de bas grade. L’objectif de l’approche nutritionnelle n’est pas de remplacer le traitement médical, mais plutôt de soutenir l’organisme et de limiter certains facteurs susceptibles d’entretenir l’inflammation. Le lien entre alimentation et inflammation L’alimentation influence plusieurs mécanismes impliqués dans l’équilibre immunitaire : le microbiote intestinal la régulation de l’inflammation la stabilité de la glycémie l’apport en micronutriments essentiels. Certaines habitudes alimentaires peuvent favoriser un terrain inflammatoire, tandis que d’autres peuvent contribuer à soutenir les mécanismes naturels de régulation. Le rôle du microbiote intestinal Le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans la régulation du système immunitaire. Or plusieurs études suggèrent que des déséquilibres du microbiote — appelés dysbioses — sont fréquents dans les maladies auto-immunes. Un microbiote équilibré participe à la régulation de l’inflammation, la protection de la barrière intestinale et la modulation de la réponse immunitaire. Une alimentation riche en fibres, légumes variés et aliments peu transformés peut contribuer à soutenir cet équilibre. L’importance d’une alimentation anti-inflammatoire Une alimentation dite anti-inflammatoire vise à réduire les facteurs qui peuvent entretenir l’inflammation chronique. Elle repose notamment sur : une grande diversité de légumes des fruits riches en antioxydants des sources de protéines de qualité des bonnes graisses (huile d’olive, poissons gras, oléagineux) des aliments peu transformés. À l’inverse, une consommation excessive d’aliments ultra-transformés, de sucres rapides ou d’additifs peut favoriser un terrain inflammatoire. Il n’existe pas une seule alimentation universelle pour Hashimoto. Chaque personne possède un terrain métabolique spécifique, un microbiote unique, des besoins nutritionnels différents. C’est pourquoi une approche personnalisée peut être particulièrement utile pour identifier les leviers les plus adaptés à chaque situation. Mieux vivre avec Hashimoto La maladie de Hashimoto est une pathologie complexe qui nécessite un suivi médical adapté. Cependant, l’alimentation, la micronutrition, la gestion du stress et l’équilibre du mode de vie peuvent jouer un rôle complémentaire pour soutenir l’organisme et améliorer le bien-être au quotidien. Comprendre ces mécanismes permet souvent de retrouver une relation plus apaisée avec son corps et de mieux accompagner cette condition sur le long terme. Et si vous n’aviez pas à faire ce chemin seule ? Si vous souhaitez être accompagnée pour mieux comprendre votre thyroïde et adapter votre alimentation à votre terrain hormonal, je propose des consultations personnalisées au sein d’Oreka Nutrition, dédiées à l’équilibre hormonal et au bien-être féminin. Découvrez mes accompagnements
Cycle menstruel, humeur et alimentation

Cycle menstruel, humeur et alimentation : comment adapter son assiette à chaque phase du cycle Fatigue inexpliquée, variations d’humeur, fringales, baisse d’énergie ou hypersensibilité émotionnelle… Et si ces ressentis n’étaient pas « dans votre tête », mais simplement le reflet des fluctuations naturelles de votre cycle menstruel ? Le cycle féminin n’est pas linéaire. Il est rythmé par une danse hormonale fine qui influence non seulement la fertilité, mais aussi l’humeur, l’énergie, l’appétit et la façon dont le corps gère les nutriments. Comprendre ces mécanismes permet de sortir de la culpabilité et d’adopter une alimentation plus respectueuse, plus intuitive et plus efficace. Article publié le 06/01/2026, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Comprendre le cycle menstruel un rythme naturel, pas un dysfonctionnement Un cycle menstruel naturel dure en moyenne 28 jours, mais un cycle entre 21 et 35 jours est parfaitement physiologique. Il se structure autour de quatre grandes phases, chacune marquée par des variations hormonales spécifiques, principalement des œstrogènes et de la progestérone. Ces hormones n’agissent pas uniquement sur l’utérus ou les ovaires : elles influencent aussi le cerveau, le métabolisme, la glycémie, le stress et les neurotransmetteurs, ce qui explique les variations d’humeur et d’énergie au fil du mois. Phase menstruelle repos, recentrage et nutrition réparatrice Ce qui se passe dans le corps : Les menstruations correspondent au début du cycle (jour 1).Les taux d’œstrogènes et de progestérone sont au plus bas, ce qui peut s’accompagner de : fatigue, besoin de calme, hypersensibilité émotionnelle, douleurs chez certaines femmes. C’est une phase où le corps demande naturellement du repos et de la récupération. Alimentation conseillée : Pendant les règles, la dépense énergétique de base peut légèrement augmenter et les pertes de fer doivent être compensées. À privilégier : aliments riches en fer (légumineuses, viandes si tolérées, œufs, légumes verts), protéines suffisantes pour soutenir la récupération, repas chauds, simples et réconfortants, hydratation régulière. Phase folliculaire énergie montante et clarté mentale Ce qui se passe dans le corps : Après les règles commence la phase folliculaire. Les œstrogènes remontent progressivement, stimulant le système nerveux sympathique.Beaucoup de femmes ressentent : un regain d’énergie, une meilleure concentration, une humeur plus stable et optimiste, une sociabilité accrue. La sensibilité à l’insuline est généralement meilleure durant cette phase. Alimentation conseillée : C’est une phase idéale pour : des repas équilibrés et variés, introduire plus de légumes, fibres et protéines, consommer des glucides de bonne qualité, bien tolérés. Le corps gère généralement mieux les glucides à ce moment du cycle. Ovulation confiance, rayonnement et vitalité Ce qui se passe dans le corps : L’ovulation est le point culminant du cycle hormonal. Les œstrogènes sont à leur maximum, renforcés par un pic de LH et une légère montée de testostérone. C’est souvent une période de : confiance en soi, énergie élevée, créativité, ouverture aux autres. Certaines femmes parlent de la phase “superwoman”. Alimentation conseillée : Maintenir une alimentation équilibrée : protéines de qualité, bons lipides, glucides complexes, antioxydants (fruits colorés, légumes). L’appétit peut légèrement augmenter : c’est normal. Phase lutéale ralentissement, intériorisation et douceur Ce qui se passe dans le corps : Après l’ovulation, la progestérone devient dominante. Beaucoup de femmes observent : une baisse progressive de l’énergie, un besoin de solitude ou de calme, une sensibilité émotionnelle accrue, parfois des fringales ou une fatigue plus marquée. La régulation de la glycémie est souvent moins stable durant cette phase. Alimentation conseillée : privilégier une alimentation à index glycémique bas à modéré, associer systématiquement glucides + protéines + lipides, éviter les sucres raffinés et les grignotages, maintenir des apports suffisants en glucides (ne pas les supprimer). Les envies de sucre en phase lutéale ne sont pas un manque de volonté, mais un besoin physiologique lié aux variations hormonales et de sérotonine. Chaque femme est unique Ces descriptions sont des tendances générales, pas des règles strictes.Certaines femmes se sentiront très dynamiques en phase folliculaire, d’autres moins. Certaines ressentiront fortement la phase lutéale, d’autres à peine. L’essentiel est d’apprendre à observer son propre cycle, ses ressentis, son énergie, son appétit — sans jugement. Un cycle équilibré n’est pas un cycle « parfait », mais un cycle écouté et respecté. Chrono-nutrition et cycle : respecter le rythme hormonal quotidien Notre corps fonctionne aussi selon un rythme circadien, une horloge biologique sur 24 heures qui influence l’énergie, l’humeur et le sommeil. Adapter son alimentation à ce rythme permet de soutenir l’équilibre hormonal et de mieux vivre son cycle. Le matin : le cortisol et la dopamine sont plus élevés. Un petit-déjeuner riche en protéines et bonnes graisses aide à démarrer la journée avec une énergie plus stable. La journée : des repas équilibrés (protéines, glucides de qualité, légumes, lipides) favorisent une glycémie stable, bénéfique pour l’humeur et la concentration. En fin de journée : la sérotonine augmente. Des repas plus glucidiques et plus légers en protéines peuvent favoriser l’apaisement et préparer le sommeil. Le soir : limiter les écrans et privilégier un dîner simple et digeste soutient la sécrétion de mélatonine et la récupération. Ces ajustements simples contribuent à une meilleure énergie, une humeur plus stable et un cycle plus harmonieux. Et si vous souhaitiez aller plus loin ? Si vous ressentez des variations d’humeur intenses, une fatigue cyclique, un SPM marqué ou des difficultés à comprendre votre cycle, un accompagnement personnalisé peut vous aider à y voir plus clair. Je vous accompagne avec une approche globale, douce et individualisée, pour mieux comprendre votre cycle, soutenir votre équilibre hormonal et retrouver une relation apaisée avec votre corps. Découvrez mes accompagnements
Quand bien manger devient une pression permanente

Bien manger… mais s’épuiser : quand « bien faire » devient un stress pour le corps Vous mangez équilibré.Vous faites attention à la qualité des aliments, vous lisez les étiquettes, vous essayez de respecter les recommandations santé.Et pourtant… vous êtes fatiguée, tendue, parfois perdue face à votre alimentation. Si cette situation vous parle, vous n’êtes pas seule.De nombreuses femmes que j’accompagne mangent « sainement » sur le papier, mais se sentent épuisées, frustrées ou en décalage avec leur corps. Et si le problème n’était pas ce que vous mangez, mais la relation que vous entretenez avec votre alimentation ? Article publié le 06/01/2026, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Quand bien manger devient une pression permanente Aujourd’hui, les messages autour de l’alimentation sont omniprésents : manger équilibré, éviter certains aliments, respecter des règles, faire « les bons choix ». Pour beaucoup de femmes, ces messages se transforment progressivement en pression quotidienne : peur de mal faire, culpabilité lors des écarts, impression de devoir toujours contrôler. Ce contrôle permanent, même s’il part d’une intention positive, peut devenir un facteur de stress chronique. Or, le corps — et en particulier le système hormonal — est extrêmement sensible au stress, même lorsqu’il est silencieux. Le corps ne distingue pas le stress «mental» du stress «physiologique» D’un point de vue biologique, le corps ne fait pas la différence entre : un stress émotionnel une charge mentale constante une restriction alimentaire prolongée une peur de manger « mal » Tous ces facteurs activent des mécanismes de vigilance interne, notamment via le système nerveux et les hormones du stress. Résultat possible : fatigue persistante troubles digestifs dérégulation de l’appétit fringales difficultés à stabiliser le poids aggravation de certains symptômes hormonaux Manger sainement tout en étant constamment en tension peut donc devenir contre-productif. Les femmes sont particulièrement concernées Les femmes sont souvent très investies dans leur santé : elles se renseignent, elles essaient d’anticiper, elles veulent « bien faire ». Mais le corps féminin fonctionne selon des rythmes cycliques et adaptatifs, sensibles : au stress aux émotions à la fatigue aux variations hormonales Lorsque l’alimentation devient rigide ou source d’anxiété, ces rythmes naturels peuvent être perturbés. Ce n’est pas une question de faiblesse, mais de physiologie. mes clientes me disent : « Je mange bien, mais je ne me sens jamais vraiment rassasiée. »« J’ai l’impression de penser à la nourriture toute la journée. »« Je fais attention, mais je suis épuisée. » Quand l’alimentation perd sa fonction première À l’origine, manger sert à : nourrir le corps, apporter de l’énergie, soutenir la vie. Mais lorsque l’alimentation devient : un outil de contrôle, une source d’angoisse, un terrain de perfectionnisme… elle peut perdre sa fonction nourricière, au sens large. Le piège du « je fais tout juste, donc je ne comprends pas » L’un des vécus les plus fréquents est celui-ci : faire beaucoup d’efforts sans ressentir les bénéfices attendus. Cela peut créer : incompréhension, découragement, perte de confiance dans son corps, tentation d’en faire encore plus… ou d’abandonner complètement. Or, le corps n’a pas besoin de plus de contrôle, mais souvent de plus de sécurité : sécurité alimentaire, sécurité émotionnelle, régularité, souplesse. Retrouver une relation plus apaisée avec l’alimentation Apaiser la relation à l’alimentation ne signifie pas : manger n’importe comment, lâcher toute structure, ignorer les besoins physiologiques. Il s’agit plutôt de changer de posture : passer du contrôle à l’écoute, de la rigidité à l’ajustement, de la culpabilité à la compréhension. Cela demande parfois de désapprendre certaines croyances : «si je relâche, je vais perdre le contrôle», «écouter mon corps n’est pas fiable», «je dois toujours faire attention». « écouter son corps » ne veut pas dire se fier uniquement à l’instant présent, mais reconstruire progressivement une relation de confiance : des repas plus réguliers une alimentation suffisamment nourrissante une diminution de la peur autour de certains aliments une attention portée aux ressentis globaux (énergie, digestion, humeur) La souplesse comme levier d’équilibre La souplesse alimentaire n’est pas l’ennemie de la santé.Au contraire, elle permet souvent : une meilleure digestion, moins de stress, une relation plus stable à l’alimentation, une meilleure régulation hormonale à long terme. Cela ne se fait pas en un jour, et surtout pas de la même manière pour chaque femme. Il n’existe pas une seule bonne façon de manger : une alimentation parfaite, un modèle universel, une règle valable pour toutes. Il existe votre corps, votre histoire, votre rythme, vos contraintes, vos besoins du moment. C’est pourquoi une approche personnalisée, respectueuse et évolutive est souvent bien plus efficace qu’une succession de règles strictes. Et si vous n’aviez pas à faire ce chemin seule ? Si vous ressentez que votre alimentation est devenue une source de stress, de fatigue ou de confusion, un accompagnement personnalisé peut vous aider à : retrouver de la clarté, apaiser votre relation à la nourriture, soutenir votre équilibre hormonal, avancer sans pression ni culpabilité. Mon approche repose sur l’écoute, la compréhension et l’individualisation, afin de vous aider à construire une alimentation qui vous soutient réellement, dans la durée. Découvrez mes accompagnements