Fertilité après 35 ans

Fertilité après 35 ans : les clés pour soutenir votre équilibre hormonal De plus en plus de femmes envisagent une grossesse après 35 ans. Que ce soit pour des raisons personnelles, professionnelles ou liées au parcours de vie, ce projet peut s’accompagner de nombreuses questions et parfois d’inquiétudes. Il est vrai que la fertilité évolue naturellement avec l’âge. Toutefois, cette évolution ne signifie pas qu’une grossesse devient impossible. De nombreux facteurs influencent la fertilité : l’équilibre hormonal, l’état nutritionnel, l’inflammation, le stress oxydatif ou encore le mode de vie. Comprendre ces mécanismes permet souvent d’identifier certains leviers pour soutenir l’organisme et favoriser un environnement hormonal favorable à la conception. Article publié le 23/03/2026, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Comment la fertilité évolue avec l’âge ? La fertilité féminine dépend en grande partie de la réserve ovarienne, c’est-à-dire du nombre d’ovocytes présents dans les ovaires. Contrairement aux spermatozoïdes qui sont produits tout au long de la vie chez l’homme, les femmes naissent avec un nombre limité d’ovocytes. Cette réserve diminue naturellement avec l’âge. À partir de 35 ans, deux phénomènes peuvent progressivement apparaître : une diminution du nombre d’ovocytes une diminution de leur qualité Cette évolution est en partie liée à un phénomène appelé stress oxydatif. Le stress oxydatif correspond à un déséquilibre entre les radicaux libres et les mécanismes de protection de l’organisme. Lorsqu’il devient trop important, il peut affecter certaines cellules, notamment les cellules reproductrices. C’est pourquoi certains facteurs liés au mode de vie — comme l’alimentation, l’exposition aux polluants, le stress chronique ou le manque de sommeil — peuvent jouer un rôle dans l’environnement cellulaire et hormonal. Le rôle de l’alimentation dans la fertilité L’alimentation apporte les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de nombreuses fonctions biologiques, notamment celles impliquées dans la reproduction. Un apport suffisant en micronutriments permet notamment de : soutenir la production hormonale limiter l’inflammation chronique favoriser un bon fonctionnement du système immunitaire participer à la protection des cellules contre le stress oxydatif Par ailleurs, certaines recherches suggèrent qu’une alimentation riche en végétaux, en fibres et en graisses de qualité pourrait contribuer à soutenir l’équilibre métabolique et hormonal. À l’inverse, une alimentation très riche en produits ultra-transformés, en sucres raffinés ou en graisses de mauvaise qualité peut favoriser des déséquilibres métaboliques, notamment une résistance à l’insuline, qui peut influencer le fonctionnement hormonal. Les nutriments clés pour soutenir la fertilité Les folates (vitamine B9) Les folates sont essentiels à la division cellulaire et à la synthèse de l’ADN. Ils interviennent dans les premières étapes du développement embryonnaire. On les retrouve notamment dans les légumes verts à feuilles (épinards, brocoli), les légumineuses, les agrumes. Les oméga-3 Les oméga-3 participent à la régulation de l’inflammation et contribuent à la fluidité des membranes cellulaires. Ces acides gras sont également impliqués dans la production de certaines hormones. On les retrouve dans les poissons gras, les noix, les graines de lin ou de chia. Le zinc Le zinc intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques impliquées dans la fertilité et la régulation hormonale. Une insuffisance en zinc peut notamment perturber certaines fonctions hormonales. On en trouve dans les fruits de mer, les graines, les légumineuses. Les antioxydants Les vitamines C et E, ainsi que certains polyphénols présents dans les fruits et légumes colorés, contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif. Cette protection peut être particulièrement intéressante pour la santé des cellules reproductrices. Le microbiote intestinal et l’équilibre hormonal Le microbiote intestinal joue également un rôle dans l’équilibre hormonal. Certaines bactéries intestinales participent notamment à la régulation du métabolisme des œstrogènes. Un microbiote déséquilibré pourrait ainsi influencer l’environnement hormonal. Une alimentation riche en fibres, en légumes et en aliments peu transformés contribue généralement à soutenir la diversité du microbiote. L’importance du mode de vie Au-delà de l’alimentation, plusieurs facteurs peuvent influencer l’équilibre hormonal. Le stress Un stress chronique peut augmenter la production de cortisol, une hormone impliquée dans la réponse au stress. Lorsque ce mécanisme est activé de manière prolongée, il peut perturber l’équilibre hormonal. Le stress Un stress chronique peut augmenter la production de cortisol, une hormone impliquée dans la réponse au stress. Lorsque ce mécanisme est activé de manière prolongée, il peut perturber l’équilibre hormonal. Le sommeil Le sommeil joue un rôle important dans la régulation hormonale. Un manque de sommeil chronique peut notamment influencer certaines hormones impliquées dans le métabolisme et l’équilibre hormonal. Le sommeil Le sommeil joue un rôle important dans la régulation hormonale. Un manque de sommeil chronique peut notamment influencer certaines hormones impliquées dans le métabolisme et l’équilibre hormonal. L’activité physique Une activité physique régulière contribue à améliorer la sensibilité à l’insuline, à réduire l’inflammation et à soutenir l’équilibre métabolique. L’activité physique Une activité physique régulière contribue à améliorer la sensibilité à l’insuline, à réduire l’inflammation et à soutenir l’équilibre métabolique. En bref… La fertilité après 35 ans est influencée par de nombreux facteurs biologiques et environnementaux. Même si certaines évolutions sont naturelles, il existe différents leviers pour soutenir l’équilibre hormonal et le fonctionnement de l’organisme. L’alimentation, la micronutrition et l’hygiène de vie peuvent ainsi contribuer à créer un terrain plus favorable à la fertilité. Et si vous n’aviez pas à faire ce chemin seule ? Envie de soutenir votre fertilité de manière naturelle et personnalisée ? Lors des consultations chez Oreka Nutrition, nous analysons votre alimentation, votre mode de vie et votre équilibre hormonal afin de vous proposer des conseils adaptés à votre situation et à votre projet. Découvrez mes accompagnements
Inflammation chronique et hormones féminines

Inflammation chronique et hormones féminines : ce lien invisible qui perturbe tout Fatigue persistante, douleurs diffuses, troubles digestifs, dérèglements hormonaux… Et si l’inflammation chronique était un acteur clé, souvent ignoré, de vos symptômes ? Article publié le 12/02/2026, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Qu’est-ce que l’inflammation chronique ? L’inflammation est un processus naturel et vital du corps : c’est une réponse du système immunitaire face à une agression (infection, blessure, toxine…). Elle devient problématique lorsqu’elle s’installe dans la durée, de manière silencieuse, sans cause aiguë identifiable : on parle alors d’inflammation de bas grade ou inflammation chronique systémique. Elle est peu visible mais omniprésente, et peut affecter progressivement : le système immunitaire, les organes digestifs, le métabolisme, le cerveau et le système hormonal. Pourquoi les femmes y sont-elles particulièrement sensibles ? Le corps féminin est finement régulé par des cycles hormonaux, notamment les œstrogènes, la progestérone, mais aussi les hormones thyroïdiennes, cortisol, insuline… Ces systèmes sont interconnectés, et l’inflammation agit comme un bruit de fond qui brouille tous les messages hormonaux. Concrètement, cela peut se traduire par : Des troubles du cycle : SPM, cycles irréguliers, douleurs menstruelles Des douleurs pelviennes chroniques : endométriose, adénomyose Une prise de poids inexpliquée, ou une résistance à la perte de poids Une fatigue persistante, un « brouillard mental » Une baisse de la fertilité Une aggravation des symptômes en périménopause Le cercle vicieux : inflammation ↔ dérèglement hormonal situation Excès d’œstrogènes non compensé par la progestérone (dominance œstrogénique) Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Endométriose Hypothyroïdie/Hashimoto impact inflammatoire Stimule les prostaglandinespro-inflammatoires Augmente la résistance à l’insuline et l’inflammation Lésions + cytokines inflammatoires ↔ œstrogènes ↔ douleurs Moindre régulation immunitaire, perméabilité intestinale, fatigue, ralentissement métabolique L’intestin, chef d’orchestre silencieux 80 % de notre système immunitaire réside dans le système digestif. Une perméabilité intestinale ou un déséquilibre du microbiote peuvent amplifier l’inflammation et dérégler les signaux hormonaux (œstrogènes, cortisol, leptine…). Certains marqueurs sont souvent perturbés dans ce contexte : Zonuline (perméabilité) Calprotectine (inflammation) Bactéries productrices de LPS (toxines inflammatoires) Cortisol et stress : l’allié devenu ennemi Le cortisol, hormone du stress, est naturellement anti-inflammatoire… mais lorsqu’il est chroniquement élevé ou épuisé, il dysfonctionne, ce qui aggrave l’inflammation, provoque des troubles du sommeil, une fatigue intense, une dérégulation du cycle et du métabolisme. Comment agir pour réduire l’inflammation naturellement ? Il n’existe pas de solution unique, mais plusieurs leviers complémentaires pour restaurer l’équilibre. Adapter l’alimentation Favoriser les aliments anti-inflammatoires : légumes colorés, oméga-3, curcuma, thé vert, baies, huiles vierges. Réduire les aliments pro-inflammatoires : sucres raffinés, excès de gluten, acides gras trans, alcool. Apporter suffisamment de micronutriments : magnésium, zinc, sélénium, vitamines du groupe B, vitamine D. Soutenir le stress chronique Pratiques douces (yoga, respiration, marche, cohérence cardiaque) Sommeil réparateur Équilibre entre temps de repos et obligations Agir sur l’intestin et le microbiote Améliorer la digestion (enzymes, mastication, régularité des repas) Apporter des prébiotiques et probiotiques adaptés Identifier les intolérances ou sensibilités (cas par cas) Restaurer l’équilibre hormonal Soutenir la progestérone naturellement (vit. B6, stress, sommeil…) Favoriser l’élimination des œstrogènes (foie, transit) Équilibrer le cycle avec des plantes douces si besoin (sur avis professionnel) Ce qu’il faut retenir L’inflammation chronique est un facteur clé dans de nombreux troubles hormonaux féminins. Elle est souvent silencieuse, diffuse, multifactorielle, et nécessite une prise en charge globale et individualisée. L’alimentation, la gestion du stress, la santé digestive et l’écoute du corps sont les leviers essentiels pour retrouver un équilibre durable. Et maintenant, comment avancer concrètement ? Quand l’inflammation chronique s’installe, ce n’est jamais “juste” une question d’alimentation ou d’hormones isolées. C’est l’ensemble du corps qui demande à être écouté, compris et soutenu avec finesse. La bonne nouvelle, c’est qu’en agissant sur les bons leviers, il est possible de retrouver plus d’énergie, moins de douleurs et un meilleur équilibre au quotidien. Pas à pas. Sans tout bouleverser. Sans s’imposer de restrictions extrêmes. Mon approche repose sur une prise en charge globale, personnalisée et respectueuse de votre rythme, parce que chaque femme, chaque corps et chaque histoire sont uniques. Envie d’être accompagnée de façon douce et individualisée ?Je vous propose un accompagnement nutritionnel et fonctionnel pour apaiser l’inflammation, soutenir vos hormones et retrouver un équilibre durable. Découvrez mes accompagnements
Cycle menstruel, humeur et alimentation

Cycle menstruel, humeur et alimentation : comment adapter son assiette à chaque phase du cycle Fatigue inexpliquée, variations d’humeur, fringales, baisse d’énergie ou hypersensibilité émotionnelle… Et si ces ressentis n’étaient pas « dans votre tête », mais simplement le reflet des fluctuations naturelles de votre cycle menstruel ? Le cycle féminin n’est pas linéaire. Il est rythmé par une danse hormonale fine qui influence non seulement la fertilité, mais aussi l’humeur, l’énergie, l’appétit et la façon dont le corps gère les nutriments. Comprendre ces mécanismes permet de sortir de la culpabilité et d’adopter une alimentation plus respectueuse, plus intuitive et plus efficace. Article publié le 06/01/2026, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Comprendre le cycle menstruel un rythme naturel, pas un dysfonctionnement Un cycle menstruel naturel dure en moyenne 28 jours, mais un cycle entre 21 et 35 jours est parfaitement physiologique. Il se structure autour de quatre grandes phases, chacune marquée par des variations hormonales spécifiques, principalement des œstrogènes et de la progestérone. Ces hormones n’agissent pas uniquement sur l’utérus ou les ovaires : elles influencent aussi le cerveau, le métabolisme, la glycémie, le stress et les neurotransmetteurs, ce qui explique les variations d’humeur et d’énergie au fil du mois. Phase menstruelle repos, recentrage et nutrition réparatrice Ce qui se passe dans le corps : Les menstruations correspondent au début du cycle (jour 1).Les taux d’œstrogènes et de progestérone sont au plus bas, ce qui peut s’accompagner de : fatigue, besoin de calme, hypersensibilité émotionnelle, douleurs chez certaines femmes. C’est une phase où le corps demande naturellement du repos et de la récupération. Alimentation conseillée : Pendant les règles, la dépense énergétique de base peut légèrement augmenter et les pertes de fer doivent être compensées. À privilégier : aliments riches en fer (légumineuses, viandes si tolérées, œufs, légumes verts), protéines suffisantes pour soutenir la récupération, repas chauds, simples et réconfortants, hydratation régulière. Phase folliculaire énergie montante et clarté mentale Ce qui se passe dans le corps : Après les règles commence la phase folliculaire. Les œstrogènes remontent progressivement, stimulant le système nerveux sympathique.Beaucoup de femmes ressentent : un regain d’énergie, une meilleure concentration, une humeur plus stable et optimiste, une sociabilité accrue. La sensibilité à l’insuline est généralement meilleure durant cette phase. Alimentation conseillée : C’est une phase idéale pour : des repas équilibrés et variés, introduire plus de légumes, fibres et protéines, consommer des glucides de bonne qualité, bien tolérés. Le corps gère généralement mieux les glucides à ce moment du cycle. Ovulation confiance, rayonnement et vitalité Ce qui se passe dans le corps : L’ovulation est le point culminant du cycle hormonal. Les œstrogènes sont à leur maximum, renforcés par un pic de LH et une légère montée de testostérone. C’est souvent une période de : confiance en soi, énergie élevée, créativité, ouverture aux autres. Certaines femmes parlent de la phase “superwoman”. Alimentation conseillée : Maintenir une alimentation équilibrée : protéines de qualité, bons lipides, glucides complexes, antioxydants (fruits colorés, légumes). L’appétit peut légèrement augmenter : c’est normal. Phase lutéale ralentissement, intériorisation et douceur Ce qui se passe dans le corps : Après l’ovulation, la progestérone devient dominante. Beaucoup de femmes observent : une baisse progressive de l’énergie, un besoin de solitude ou de calme, une sensibilité émotionnelle accrue, parfois des fringales ou une fatigue plus marquée. La régulation de la glycémie est souvent moins stable durant cette phase. Alimentation conseillée : privilégier une alimentation à index glycémique bas à modéré, associer systématiquement glucides + protéines + lipides, éviter les sucres raffinés et les grignotages, maintenir des apports suffisants en glucides (ne pas les supprimer). Les envies de sucre en phase lutéale ne sont pas un manque de volonté, mais un besoin physiologique lié aux variations hormonales et de sérotonine. Chaque femme est unique Ces descriptions sont des tendances générales, pas des règles strictes.Certaines femmes se sentiront très dynamiques en phase folliculaire, d’autres moins. Certaines ressentiront fortement la phase lutéale, d’autres à peine. L’essentiel est d’apprendre à observer son propre cycle, ses ressentis, son énergie, son appétit — sans jugement. Un cycle équilibré n’est pas un cycle « parfait », mais un cycle écouté et respecté. Chrono-nutrition et cycle : respecter le rythme hormonal quotidien Notre corps fonctionne aussi selon un rythme circadien, une horloge biologique sur 24 heures qui influence l’énergie, l’humeur et le sommeil. Adapter son alimentation à ce rythme permet de soutenir l’équilibre hormonal et de mieux vivre son cycle. Le matin : le cortisol et la dopamine sont plus élevés. Un petit-déjeuner riche en protéines et bonnes graisses aide à démarrer la journée avec une énergie plus stable. La journée : des repas équilibrés (protéines, glucides de qualité, légumes, lipides) favorisent une glycémie stable, bénéfique pour l’humeur et la concentration. En fin de journée : la sérotonine augmente. Des repas plus glucidiques et plus légers en protéines peuvent favoriser l’apaisement et préparer le sommeil. Le soir : limiter les écrans et privilégier un dîner simple et digeste soutient la sécrétion de mélatonine et la récupération. Ces ajustements simples contribuent à une meilleure énergie, une humeur plus stable et un cycle plus harmonieux. Et si vous souhaitiez aller plus loin ? Si vous ressentez des variations d’humeur intenses, une fatigue cyclique, un SPM marqué ou des difficultés à comprendre votre cycle, un accompagnement personnalisé peut vous aider à y voir plus clair. Je vous accompagne avec une approche globale, douce et individualisée, pour mieux comprendre votre cycle, soutenir votre équilibre hormonal et retrouver une relation apaisée avec votre corps. Découvrez mes accompagnements
Fatigue persistante, manque d’énergie… Et si vos hormones jouaient un rôle clé ?

Fatigue intense : Et si vos hormones jouaient un rôle clé ? Il vous arrive de vous sentir épuisée, même après une bonne nuit de sommeil ? Vous avez l’impression de “tirer sur la corde” en permanence, sans retrouver votre énergie malgré le repos, l’alimentation ou les compléments ? Cette fatigue intense, parfois appelée asthénie lorsqu’elle dure dans le temps, n’est pas “dans votre tête”. Elle peut être le signe d’un déséquilibre hormonal sous-jacent. Dans cet article, je vous accompagne pour comprendre les liens entre équilibre hormonal et fatigue chronique chez la femme, reconnaître les signaux d’alerte et découvrir 5 pistes naturelles et concrètes pour retrouver progressivement votre vitalité. Article publié le 22/10/2025, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet un signal a ecouter La fatigue passagère fait partie de la vie : périodes chargées, infection, saison hivernale ou manque de sommeil temporaire. Mais lorsque la fatigue dure plusieurs semaines, qu’elle impacte l’humeur, la concentration ou la motivation, c’est plus qu’un simple “coup de mou”. Chez de nombreuses femmes, la fatigue chronique est multifactorielle : stress prolongé, carences nutritionnelles, perturbations digestives, inflammation silencieuse… mais aussi déséquilibres hormonaux parfois subtils mais bien réels. Nos hormones influencent directement notre énergie cellulaire, notre rythme circadien, notre thermorégulation et notre humeur. Quand un ou plusieurs de ces systèmes se dérèglent, la sensation de fatigue devient constante, même en dehors d’une maladie aiguë. Thyroïde et fatigue chronique : le moteur du métabolisme La thyroïde joue un rôle central dans la régulation de l’énergie. Elle produit principalement la T4 (hormone “inactive”), qui doit ensuite être transformée en T3 “active”, véritable carburant des cellules. Cette conversion se déroule notamment dans le foie et l’intestin, et dépend de micronutriments comme le sélénium et le zinc. Lorsque la thyroïde fonctionne au ralenti — qu’il s’agisse d’une hypothyroïdie fruste ou subclinique, d’un déséquilibre fonctionnel ou d’une maladie auto-immune comme Hashimoto — le métabolisme ralentit : fatigue physique et mentale, frilosité, cheveux cassants, baisse de concentration, prise de poids inexpliquée… De nombreuses femmes vivent plusieurs années avec des symptômes diffus avant qu’un diagnostic clair ne soit posé. Un bilan hormonal complet (TSH, T4, T3 libres, anticorps anti-TPO/anti-TG) est souvent nécessaire pour objectiver la situation. Découvrez en plus sur la thyroïde Cortisol et fatigue chronique : quand le rythme s’essouffle Le cortisol, produit par les glandes surrénales, suit un rythme circadien précis : élevé le matin pour vous aider à démarrer la journée, puis décroissant progressivement. Un stress chronique, une charge mentale élevée ou un manque de récupération peuvent perturber ce cycle : Au début → cortisol trop élevé en continu → fatigue nerveuse, agitation intérieure, difficultés d’endormissement. Avec le temps → les glandes surrénales “s’essoufflent” → cortisol trop bas → épuisement profond, réveils difficiles, baisse de la résistance immunitaire. On parle parfois de “fatigue surrénalienne” de façon imagée, mais le terme médical le plus juste est dysrégulation de l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien). Ce déséquilibre est fréquentdans la fatigue chronique féminine. Hormones féminines, périménopause et fatigue Les œstrogènes et la progestérone influencent directement le sommeil, la thermorégulation, l’humeur et la vitalité. En période reproductive, un excès relatif d’œstrogènes ou un déficit en progestérone peut provoquer une fatigue cyclique, surtout en phase lutéale (avant les règles) : sommeil perturbé, tension mammaire, irritabilité. En périménopause, les variations hormonales peuvent amplifier les insomnies et contribuer à une fatigue inexpliquée, souvent confondue avec du stress ou un simple manque de sommeil.” À la ménopause, la chute hormonale durable entraîne parfois une fatigue chronique multifactorielle, liée aux changements métaboliques, à la baisse de la masse musculaire et aux troubles du sommeil. Glycémie instable, insuline et coups de barre L’insuline régule le taux de sucre dans le sang. Des pics répétés de glycémie, suivis de chutes brutales, provoquent : des coups de barre après les repas, des fringales sucrées, une baisse de concentration, une sensation de “montagnes russes énergétiques”. Chez certaines femmes, une résistance à l’insuline débutante — souvent silencieuse — ou des épisodes d’hypoglycémie réactionnelle peuvent s’installer progressivement, en lien avec la sédentarité, le stress chronique ou une alimentation riche en produit sucrés et industriels. Ce déséquilibre glycémique est une cause fréquente, mais encore trop souvent sous-estimée, de fatigue chronique. D’autres acteurs essentiels dans la fatigue chronique : Le foieLe foie convertit une partie des hormones thyroïdiennes et métabolise les œstrogènes. Une surcharge hépatique (alcool, excès médicamenteux, alimentation ultra-transformée) perturbe ces fonctions et contribue à la fatigue durable. L’intestinL’intestin participe aussi à la conversion T4 → T3 via les désiodinases et le microbiote. Une dysbiose, une perméabilité intestinale ou une inflammation locale peuvent altérer cette conversion et influencer directement la vitalité. Les carences micronutritionnellesFer, vitamines B12 et B9, vitamine D, iode, zinc, sélénium, magnésium… Ces nutriments sont essentiels à la production hormonale et à la communication cellulaire. Même des carences modérées peuvent entretenir une fatigue persistante. Repérer les signaux d’un déséquilibre hormonal Voici quelques signes fréquents chez les femmes concernées par une fatigue hormonale chronique : Fatigue matinale persistante malgré un sommeil suffisant Intolérance au froid, chute de cheveux, concentration difficile Sommeil fragmenté, réveils nocturnes, irritabilité en soirée Fatigue accentuée avant les règles ou en périménopause Coups de pompe après les repas, fringales sucrées Fatigue accrue en période de stress prolongé ou après une infection pistes naturelles pour soutenir votre équilibre hormonal 5 Soigner l’alimentation : anti-inflammatoire, stabilisante, nourrissante Privilégiez les aliments peu transformés, riches en fibres, protéines de qualité et acides gras oméga-3. Limitez les sucres rapides et les pics glycémiques répétés. Cette base soutient la glycémie, le foie, le microbiote et vos hormones. Réguler votre rythme circadien Exposez-vous à la lumière naturelle le matin, prenez vos repas à horaires réguliers et instaurez un rituel de soirée apaisant. Ces gestes simples aident à normaliser le cortisol et à améliorer le sommeil. Soutenir digestion et foie Mastiquez bien, introduisez des fibres prébiotiques, hydratez-vous suffisamment et évitez les excès d’alcool et les substances qui peuvent solliciter le foie.
Perte de poids et hormones

Perte de poids et hormones : pourquoi vos efforts échouent et comment retrouver l’équilibre ? La perte de poids peut sembler simple sur le papier : manger moins, bouger plus. Pourtant, pour de nombreuses femmes (et hommes), les kilos s’accrochent ou reviennent rapidement.Un facteur souvent sous-estimé : les troubles hormonaux. Comprendre le rôle des hormones permet souvent de débloquer une perte de poids, d’agir de manière durable et de retrouver un équilibre global – pas seulement sur la balance, mais aussi dans l’énergie, la vitalité et le bien-être. Article publié le 23/09/2025, rédigé par Cécile Spiteri Nutritionniste à Genève | Spécialisée en déséquilibres hormonaux et métaboliques | prise de rendez-vous en ligne | consultation en ligne & en cabinet Les hormones qui influencent la perte de poids La thyroïde (T3, T4, TSH)Rôle normal : régule le métabolisme basal et la dépense énergétique.Quand ça se dérègle : en hypothyroïdie (souvent associée à Hashimoto), le métabolisme ralentit, la fatigue augmente et la prise de poids est favorisée. Cela explique pourquoi la perte de poids devient plus difficile, même avec une bonne hygiène de vie. Les hormones thyroïdiennes influencent directement la dépense énergétique et le poids corporel (Liu et al., 2017, PMC5461198). L’insulineRôle normal : favorise l’utilisation du glucose, stocke l’excès sous forme de graisses, régule l’appétit indirectement.Quand ça se dérègle : en cas de résistance à l’insuline (SOPK, prédiabète), le glucose est mal utilisé, le stockage est favorisé et la faim est plus fréquente. La résistance à l’insuline est un frein majeur à la perte de poids (Shanik et al., 2008, PubMed 18382768). Le cortisol (hormone du stress)Rôle normal : mobilise l’énergie en cas de stress ponctuel.Quand ça se dérègle : en stress chronique, le cortisol reste élevé, ce qui favorise le stockage abdominal, perturbe l’insuline et augmente l’appétit. Le stress chronique est un facteur qui bloque la perte de poids (Epel et al., 2001, PubMed 11500265). Les œstrogènesRôle normal : régulent la satiété, la dépense énergétique et la répartition des graisses.Quand ça se dérègle : en périménopause ou ménopause, leur baisse entraîne une prise de poids abdominale et une diminution de la dépense énergétique au repos. Cela explique la difficulté de la perte de poids à cette période (Lizcano & Guzmán, 2014, PubMed 24734243). La leptine et la ghrélineRôle normal : la leptine envoie le signal de satiété, la ghréline stimule la faim.Quand ça se dérègle : dans l’obésité, le corps devient résistant à la leptine, ce qui empêche le cerveau de recevoir le signal de satiété. Résultat : la faim persiste et complique la perte de poids. Ces deux hormones expliquent aussi la reprise de poids après un régime (Klok et al., 2007, PubMed 17212793). Les androgènesRôle normal : influencent la régulation du cycle et la répartition des graisses.Quand ça se dérègle : en excès (comme dans le SOPK), ils favorisent une répartition abdominale des graisses et compliquent la perte de poids. Pourquoi la perte de poids est souvent si difficile ? Le surplus de poids entraîne souvent une augmentation de l’insuline, du cortisol ou encore une résistance à la leptine. Ces déséquilibres favorisent à leur tour le stockage et entretiennent les fringales. Plus le déséquilibre s’installe, plus la perte de poids devient difficile, même avec de la volonté et des efforts. Lors de régimes très restrictifs, le corps réduit naturellement sa dépense énergétique pour se protéger. Le métabolisme ralentit, la faim augmente, et la reprise de poids est presque inévitable. C’est un mécanisme ancestral de survie, mais qui devient un frein à la perte de poids durable. Un manque de sommeil ou un stress chronique modifie profondément les hormones de la faim et de la satiété. Résultat : l’appétit est stimulé, souvent avec une attirance pour le sucre et les aliments gras. Comment avancer vers l’équilibre Voici quelques pistes générales pour soutenir vos hormones et faciliter une perte de poids durable: Stabiliser la glycémie : limiter les pics de sucre aide à réduire la sécrétion excessive d’insuline et donc à favoriser une meilleure gestion de l’énergie. Soigner le sommeil : un sommeil régulier et réparateur contribue à équilibrer le cortisol, la leptine et la ghréline. Privilégier la qualité plutôt que la restriction : se concentrer sur la qualité et l’équilibre des repas est plus efficace que les régimes extrêmes. Prendre en compte le stress et l’inflammation : ce sont deux freins majeurs à la perte de poids, souvent sous-estimés. Ces bases constituent déjà un premier pas précieux. Mais elles ne suffisent pas toujours : chaque femme réagit différemment en fonction de son histoire hormonale, de son métabolisme et de son mode de vie. C’est pourquoi la personnalisation est la clé. Même une perte de poids modérée (5 à 10 %) peut déjà modifier les hormones thyroïdiennes et améliorer le métabolisme (Agnihothri et al., 2014, PubMed 23902316). L’importance d’un accompagnement personnalisé Un suivi efficace prend en compte vos bilans hormonaux et biologiques, votre mode de vie, vos symptômes et vos objectifs personnels. En tant que nutritionniste spécialisée dans les troubles hormonaux, mon rôle est de vous aider à comprendre vos hormones et à mettre en place une stratégie adaptée, afin de retrouver un poids d’équilibre et surtout une meilleure qualité de vie. en résumé Si vous avez du mal à perdre du poids, vos hormones peuvent être en cause. Ce n’est pas une question de volonté mais de régulation interne. Quelques ajustements de base peuvent aider, mais chaque situation est unique. L’accompagnement personnalisé permet de débloquer la perte de poids et de retrouver équilibre et vitalité. Sources scientifiques : Liu X et al. (2017). Thyroid Hormones and Changes in Body Weight and Energy Expenditure. Metabolism. (Hormones thyroïdiennes et variations du poids corporel et de la dépense énergétique) – PMC | Lizcano F, Guzmán G. (2014). Estrogen deficiency and the origin of obesity during menopause. Biomed Res Int. (Carence en œstrogènes et origine de l’obésité à la ménopause) – PubMed 24734243 | Epel E et al. (2001). Stress, cortisol and eating behavior. Psychoneuroendocrinology. (Stress, cortisol et comportement alimentaire) – PubMed